 Inscriptions clôturées | | Jeudi 28 mars 2024 à 17 heures Bruxelles – Palais des Académies - Écuries royales Peut-on faire une histoire de la violence ? |
Plus que jamais, la violence interroge les citoyens. Ces dernières années, le spectre du terrorisme puis du retour de la guerre en Europe nous a montré toute la brutalité dont l’être humain est encore capable. Dans la presse, on a vu des hommes et femmes politiques s’emparer de faits divers pour évoquer tour-à-tour l’« ensauvagement » ou la « décivilisation » des populations. Perçue comme un éternel problème de société, la violence intéresse aussi les chercheurs et chercheuses depuis de nombreuses années. Une question, en particulier, passionne les scientifiques : sommes-nous moins violents que nos ancêtres et, si oui, pourquoi ? Tenter d’y répondre revient à se demander si la violence a une histoire. Parmi les historiens et historiennes, l’hypothèse du déclin de la violence quotidienne depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui s’est d’abord construite autour de la théorie du processus de civilisation des moeurs du sociologue allemand Norbert Élias, puis renforcée par des études statistiques montrant une diminution des taux d’homicides dans les sociétés européennes au cours des six cent dernières années. Cette interprétation de l’évolution des comportements violents a néanmoins fait l’objet de nombreuses critiques, relancées par les apports
récents en criminologie, biologie et neurosciences. L’objectif de cette conférence au Collège Belgique vise ainsi à faire le bilan de ces débats, en s’interrogeant sur comment faire l’histoire de la violence au XXIe siècle.
Programme
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